Design biophilique : un bureau 100% nature, ou presque

Design biophilique : un bureau 100% nature, ou presque

La biophilie fait la part belle au végétal mais aussi à l’eau, l’air ou la lumière sur notre lieu de travail.

Le design biophilique a pour but de créer des bâtiments inspirés de la nature et visant à nous connecter avec elle dans nos espaces de travail. Plusieurs études ont en effet prouvé l’accroissement de la productivité de 15 % dans les bureaux où l’ont trouve des plantes vertes !

Pour mettre le design biophilique, il est essentiel de tenir compte de :

  1. La lumière : avec l’installation de puits de lumière naturelle dans chaque espace, l’ouverture de larges baies avec vue, si possible sur la nature ;
  2.  L’air : en recherchant une qualité de l’air optimale, grâce à un système de ventilation adéquat. La présence de plantes vertes spécifiques peut également améliorer la qualité de l’air.
  3. L’eau : des points d’eau empêchent un air trop sec et renforcent la sensation de bien-être.

Outre l’intégration de ces éléments, la décoration des espaces va dans le même sens : salles de réunion agrémentées d’un jardin, trompe-l’œil à l’image de paysages, allées de gravier aux airs de jardin japonais, utilisation de couleurs naturelles comme le vert, le bleu, le brun…

Le centre de recherche Human Spaces a publié une étude sur l’incidence du design biophillique sur l’environnement de travail. Elle établit clairement le lien entre le bien-être, la productivité, la vitesse d’apprentissage et leur corrélation avec l’intégration d’éléments naturels.

La réutilisation, principe actif de l'économie circulaire belge

La réutilisation, principe actif de l’économie circulaire belge

Chiffres encourageants pour l’emploi dans les entreprises de récupération et réutilisation de biens en Belgique : 2.700 personnes y travaillent à temps plein !
Ressources, la fédération des entreprises d’économie sociale, a diffusé son
« Observatoire de la réutilisation 2017 ». On y apprend que plus de 2.700 personnes sont employées dans les entreprises qui ont fait de la récup’ leur mission. 45% sont salariées, 30% en réinsertion professionnelle et 25% sont des volontaires. Des chiffres encourageants quand on sait à quel point ce type d’activité participe de l’économie circulaire. Non seulement la collecte, le tri et la valorisation des ressources aident à prolonger la durée de vie de nombre de produits et à réduire les déchets mais cela crée aussi de l’emploi local.

140.000 tonnes de biens ont été récoltés en 2016, une croissance de 74% en 11 ans. 30% ont été réutilisés et près de 23.000 tonnes de biens ont été revendus soit en magasins de seconde main, soit à l’étranger dans le domaine du textile. Les encombrants fournissent également une masse importante de réutilisables comme les vélos et les déchets d’équipements électriques et électroniques. De bon augure pour entamer la semaine de la Fête de la Récup’ qui aura lieu à Bruxelles et en Wallonie du 28 avril au 6 mai !

Comment l'économie circulaire profite aux entrepreneurs

Comment l’économie circulaire profite aux entrepreneurs

Un livre belge analyse les bienfaits et le mode de fonctionnement de l’économie circulaire. De quoi convaincre les derniers indécis !

Didier Pierre, président du conseil de direction de PMC, est convaincu depuis longtemps des bénéfices que l’économie circulaire peut apporter à l’entreprise, et plus largement à la société. Il a donc pris la plume pour rédiger un traité passionnant et pratique sur ce type d’économie devenu prioritaire pour une planète plus saine.

« Eeuwige winst: Hoe circulaire economie werkt voor ondernemers », co-écrit avec Geerdt Magiels et édité chez Lannoo Campus (en néerlandais uniquement pour l’instant), est un livre qui agit comme une piqûre de rappel auprès des entrepreneurs : il est temps de penser en termes de durabilité et d’économie circulaire pour un avenir responsable, respectueux de l’environnement et des personnes. L’ouvrage se consulte tel un guide pratique, découpé en plusieurs chapitres : les principes, les différentes étapes pour l’adopter, la réalité sur le terrain de l’entreprise, les enjeux économiques… En répondant à des questions logiques et compréhensibles, Didier Pierre apporte son expertise et son analyse tout en délivrant un vrai message d’espoir et d’optimisme.

Atelier_groote_eiland

Bel Mundo, un resto durable à Molenbeek

Du potager à l’assiette : une belle leçon d’économie circulaire. L’Atelier Groot Eiland, asbl située à Molenbeek, œuvre depuis 30 ans en faveur des personnes les plus fragilisées sur le marché de l’emploi. Le restaurant Bel Mundo couronne joliment ces efforts en proposant une cuisine gourmande et durable. Les légumes et fruits de saison bio servis à table proviennent de leur grand potager de 1.500 m². Les producteurs sont locaux et fair trade, le mobilier est fait de bois récupéré et on y applique le « zéro déchet » grâce à la récupération d’invendus auprès de Delhaize.

Eurostat laat zien hoe snel de circulaire economie vooruitgang boekt

Suivre les progrès de l’économie circulaire grâce à Eurostat

Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne, dédie une nouvelle page de son site web à l’économie circulaire et ses progrès…

L’Europe a pris conscience de l’importance de valoriser l’économie circulaire et a mis en place une série d’outils et de mesures à cet effet. Dernière initiative en date : la création d’une page dédiée sur le site d’Eurostat. Celle-ci met en lumière les progrès dans le domaine de l’économie circulaire, autour de quatre grands thèmes :

> production et consommation (matières premières, production de déchets…) ;
> gestion des déchets (recyclage et valorisation) ;
> matières premières secondaires (contribution des matières recyclées à la demande en matières premières) ;
> compétitivité et innovation (investissements privés, emplois et valeur ajoutée brute liés au recyclage).

Plusieurs indicateurs permettent de suivre l’évolution et les tendances dans chaque domaine. Il suffit de cliquer sur le pays de votre choix. On peut ainsi observer, en Belgique, une forte augmentation du recyclage des déchets en 2015, une croissance de l’utilisation du matériel recyclé en 2014 ou encore l’évolution des marchés de matériaux recyclables ou du nombre d’emplois en rapport avec l’économie circulaire. Des données qui prouvent cependant qu’il reste encore de nombreux efforts à fournir…

Des moutons au beau milieu de votre entreprise…

Comment aménager les abords de son entreprise quand on dispose d’un espace vert de plusieurs hectares ? Nnof a trouvé la solution : la transformer en pâturage pour moutons ! Un bel exemple de gestion écologique en cours de mise en place chez Mainfreight, une entreprise logistique à Genk.

Depuis 5 ans, Nnof (anciennement D&C Services) œuvre pour l’introduction d’une plus grande biodiversité dans les zones d’activités et d’entreprises. Si jusqu’ici il s’agissait surtout d’aménagement de parterres fleuris, d’étangs, de biotopes forestiers ou de systèmes permettant de retenir les eaux pluviales, une nouvelle approche a été ajoutée : le pacage ovin.

C’est dans la cadre de la construction d’un centre logistique pour l’entreprise australienne Mainfreight à Genk, que la société immobilière Montea d’Alost a demandé à Nnof de réfléchir à l’aménagement en espace vert écologique de l’hectare et demi de terrain entourant le lieu.

Une idée innovante orientée client

La zone est constituée d’une partie boisée à forte croissance d’herbes hautes et d’un sol sablonneux et maigre. Pour une gestion écologique à long terme, le pacage des moutons est rapidement apparu comme la meilleure solution. Une solution qui a littéralement séduit l’entreprise australienne. Les moutons sont en effet très présents et prisés en Australie. Conséquence : alors que Nnof devait aménager 30 ares pour le pacage, Mainfreight a demandé d’étendre la surface de pâturage à un hectare, consciente que ce serait une plus-value pour les employés et les clients.

Les parcelles de pâturage ajoutées devaient à l’origine être converties en prairies fleuries maigres avec une grande biodiversité. Finalement, il a été décidé de tout combiner. D’avril à mai, un bélier, une brebis et deux agneaux paîtront sur la parcelle forestière initialement prévue. En mai, des prairies fleuries seront semées. À partir de septembre, lorsque la prairie fleurie aura atteint une croissance suffisante, elle sera soumise au pacage sélectif des moutons. En hiver, les animaux seront mis à l’abri à l’intérieur. Du printemps à l’automne 2019, le pâturage et la famille de moutons atteindront leur vitesse de croisière.

Vous souhaitez en savoir plus sur l’aménagement et/ou la gestion d’espaces verts écologiques, contactez-nous !

L’économie circulaire dans l’espace

L’Agence spatiale européenne (ESA) travaille à la conception d’une boucle d’économie circulaire pour subvenir aux besoins des astronautes lors de voyages au long cours.

Dans l’espace, un homme a besoin chaque jour d’environ 1 kg de nourriture, 1 kg d’oxygène et 3 kg d’eau. Pour un aller-retour sur Mars, durée 3 ans, il faudrait donc embarquer 30 tonnes de ressources pour un équipage de 6 personnes. Mission impossible ! La solution ? Recycler les déchets durant le voyage. Le projet MELiSSA vise à mettre au point ce circuit fermé qui valorise tout ce que les astronautes rejettent (restes de repas, CO2, urine, excréments). Un écosystème artificiel complet et étonnant qui reproduit à petite échelle et à vitesse rapide les cycles de vie naturels de la Terre.

Apprendre à recycler en jouant

Une jeune étudiante néerlandaise a développé In the Loop, un serious game pour se familiariser à l’économie circulaire dans l’entreprise.

Le projet de fin d’études de Katie Whalen, à l’université de Delft aux Pays-Bas, est un jeu de plateau original. Durant 90 minutes, les joueurs qui prennent part à In the Loop se familiarisent aux fonctionnements et aux bénéfices de l’économie circulaire, réfléchissent aux différentes approches d’utilisation des ressources et matériaux. Objectif : apprendre à piloter une entreprise en tenant mieux compte des ressources et des matières premières et donc à devenir une entreprise circulaire.

De bons petits soldats anti-déchets

L’entreprise belge Millibeter utilise des larves de mouches Soldat noir pour réduire nos déchets organiques.

Millibeter, basée à Aartselaar, produit un million de larves de mouches Soldat noir par semaine. Ces larves, dénommées Hermetia illucens, se nourrissent uniquement de déchets organiques, faisant d’elles d’excellentes machines pour réduire le volume de ces derniers. Des « soldats » utilisables tant dans l’agriculture que dans l’industrie, y compris pharmaceutique et chimique. Avec une poignée d’œufs, il est en effet possible de réduire en quelques jours une dizaine de tonnes de déchets !

 

Be_circular

Bruxelles se fait remarquer !

La Région Bruxelles-Capitale croit en l’économie circulaire. Son Programme Régional en la matière, le PREC, et son appel à projets Be Circular Entreprises ont été distingués aux Eurocities Awards 2017, ce 17 novembre à Ljubljana.

Pour redynamiser l’économie, Bruxelles mise sur l’environnement comme domaine porteur d’emplois, en lien avec le développement d’un programme régional en économie circulaire, le PREC, doté de 12,8 millions d’euros. Objectifs ? Transformer les objectifs environnementaux en opportunités économiques, ancrer l’économie à Bruxelles pour produire localement, réduire les déplacements, optimiser l’utilisation du territoire, créer de la valeur ajoutée pour les Bruxellois et de l’emploi. Les 111 mesures du programme ont séduit le jury des Eurocities Award puisque le PREC figurait parmi les 3 finalistes de l’édition 2017.

L’appel à projets Be Circular Entreprises de la Région a lui remporté l’Award dans la catégorie Innovation. Les entreprises, indépendants, ASBL… peuvent obtenir à travers Be Circular un soutien financier jusqu’à 80.000€, de l’aide de la part des services de support et voir leur projet mis à l’honneur. Les lauréats 2017 seront bientôt connus. Et si vous posiez votre candidature l’an prochain ?